Autant vous prévenir tout de suite :
L'âge
des Dieux est un jeu de baston pure, (très) légèrement
tactique, ultra chaotique. Amateurs de mécanique classieuse,
de stratégie et/ou de finesse tactique, passez votre chemin.
Ici, vous incarnez un Dieu qui peut faire ce que bon lui semble
des différents peuples du monde, et notamment de les faire
mettre sur la tronche les uns les autres.
Le principe est fun, et tourne relativement bien dans l'ensemble,
sauf que certains points viennent un peu gâcher le plaisir
:
. le plateau de jeu est vraiment surchargé
et proche de l'illisible lorsque les 24 peuples sont installés
sur les 60 territoires (et je ne vous parle pas du rendu brillant
du plateau, alors qu'un rendu mat eut été bien plus
approprié) ;
. ne pas connaître les peuples que vous
allez diriger peut paraître sympa, mais se révèle
très frustrant : puisqu'il faut toujours taper sur quelqu'un,
qui me dit que je ne m'affaiblis pas en frappant ici plutôt
que là ?
. si l'on développe technologiquement
un peuple pour le renforcer en attaque et en défense, on
donne une indication aux autres joueurs sur les peuples que l'on
dirige : à quoi sert donc le fait de garder cachés
le plus longtemps possible les peuples qui vous sont affectés
en cours de partie ?
Après la première partie, il ne fait aucun doute
que
L'âge des Dieux est un jeu conçu
par un rôliste : l'univers en est caractéristique
et le dé dirige absolument toutes vos actions (il ne sert
qu'à résoudre les combats, mais comme on passe son
temps à batailler...). Il faut aimer se bastonner, quitte
à ne pas savoir du tout sur qui l'on tape (cela a beau
être original, c'est avant tout pour moi peu intéressant).
Le jeu possède d'indéniables originalités,
mais elles sont loin de faire l'unanimité. Le public visé
est sensiblement le même que celui de
De
l'orc pour les braves, et se reconnaîtra donc facilement
je pense.
Il est clair que c'est loin d'être le type de jeux dont
je raffole, et il est fort peu probable que j'y rejoue un jour.
A vous de voir maintenant si
L'âge des Dieux
peut vous convenir (et je ne doute pas un instant qu'il puisse
satisfaire du monde - j'en connais quelques uns qui ont bien accroché).