Angkor est ce que l’on appelle typiquement un jeu
tout public : la place de hasard y est en effet assez importante,
de façon à laisser à chacun une chance de
gagner même s’il est novice. Les règles faciles
à assimiler rendent le jeu accessible aux p’tits
jeunots et ciblent de manière évidente les joueurs
de jeux de tuiles de la famille de
Carcassonne
(chez le même éditeur, tiens, tiens).
Le thème, s’il ne rend pas forcément rêveur,
est suffisamment mis en valeur par un très agréable
matériel en trois dimensions, rendant le jeu tout de suite
très attractif. Quelques jeux ont dans le temps eux aussi
utilisé une thématique similaire ou approchante
(les temples, la jungle, tout ça), avec, il faut bien l’avouer,
plus ou moins de succès : rappelez-vous entre autres des
majestueux
Tikal,
Les cités perdues, ou des anecdotiques (et
néanmoins plutôt réussis)
Pacal/
Pyramiden
des Jaguar.
Les principaux points noirs d'
Angkor sont les règles,
curieusement rédigées dans un français parfois
approximatif, mais aussi les fins de parties parfois méchamment
frustrantes, suite au tirage plus ou moins rapide des tuiles Princesse
(cf. la variante ci-dessous).