Afin de transporter de l’eau propre à la consommation
à travers les territoires conquis, l’Empire Romain
érigea d’immenses et majestueuses constructions,
dont beaucoup sont encore classés de nos jours monuments
historiques : les Aqueducs. Les joueurs doivent employer leurs
ouvriers afin d'utiliser au mieux les architectes, ces derniers
allant de chantier en chantier afin de conseiller tous les camps.
Aqua Romana est un jeu de connexion de plus, certes, mais
il dispose de certaines originalités qui le placent tout
de suite aux côtés des meilleurs, tels que
Carcassonne,
Linie 1, ou
Metro. Ce que l’on
retient des parties sont l’opportunisme dont il faut faire
preuve à chaque tour de jeu : on ne peut d’une part
jouer que les ouvriers valides (en fonction du placement des architectes,
certains ne pourront parfois être bougés), et il
est sans cesse nécessaire d’agrandir l’aqueduc
qui fournira le meilleur compromis entre son avancement personnel
et le fait de retarder ou bloquer ses adversaires – et ce
dernier point se fait en prolongeant des aqueducs ou en faisant
attention à la nouvelle place des architectes à
la fin de votre tour.
La petite part de hasard due à la position des architectes
sans cesse changeante pimente bien le jeu et induit un léger
stress tout au long des parties.
Aqua Romana devrait sans aucun problème séduire
aussi bien les joueurs occasionnels que ceux voulant maîtriser
à tout prix le plus possible de paramètres. Espérons
en tous cas qu'il aura plus de succès qu'un autre très
bon jeu de l'auteur, plutôt méconnu,
M.