Situé dans le même univers que le jeu de cartes pour
deux joueurs
Blue
Moon,
Blue Moon City n'a pourtant que très
peu de choses en commun avec ce dernier : seulement une partie
du nom, le design général (vraiment superbe) et
les dragons en fait. Pour ce qui est de la mécanique, nous
sommes ici en présence d'un jeu de placement, de gestion
de cartes et de collecte/dépenses de ressources.
Les premières choses qui frappent à la première
partie, c'est l'importance que peut avoir le tirage des cartes
et la façon dont on peut ne pas arriver à faire
ce que l'on voudrait à certains moment du jeu : cela
pimente très bien le jeu, même si on est parfois
à la limite de la frustration.
L'autre fait marquant est l'incroyable équilibre dans le
jeu, malgré ce hasard, pour peu que l'on ne fasse pas de
grosse erreur de placement : en gros, il faut savoir être
opportuniste afin d'aller se placer sur les bâtiments pouvant
rapporter les ressources les plus utiles sur le moment (sachant
que les bâtiments adjacents déjà construits
sont aussi à prendre en compte de manière primordiale).
Beaucoup de choix cruciaux, des coups de gueules réguliers
contre les cartes qui ne sont jamais dans votre main au bon moment
et une course contre la montre constante pour essayer de récupérer
des cristaux gagnants font de
Blue Moon City
un jeu à la fois accessible au plus grand nombre et très
fin et élégant dans son imbrication des divers mécanismes.
Blue Moon City est donc un jeu très tactique
et extraordinairement bien huilé, bien dans la veine des
meilleurs jeux de
l'auteur.
Un grand jeu à la mécanique simple, riche et variée :
c'est suffisamment rare pour qu'on l'apprécie à
sa juste valeur.
Pour peu que l'on n'y recherche pas des sensations proches de
celles procurées par l'autre jeu du même nom, il
y a vraiment peu de chance d'être déçu.