Avis sur le jeu 
Nombre de parties jouées : entre 1 et 3 - Configuration(s)
: 2 joueurs
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Qui l'eut cru ? Reiner Knizia signant un jeu
estampillé Carcassonne... C'est chose faite avec
cette version un peu particulière, puisqu'elle n'est jouable
qu'à deux. Certains le regretteront : le gros avantage
des Carcassonne
jusqu'à présent était d'être avant
tout des jeux familiaux. La restriction à deux joueurs
ne destine donc plus tout à fait Die Burg au même
public.
Rassurez-vous ! Les bases du jeu sont celles que l'on connaît
depuis l'apparition du premier opus en 2001 : on pioche une tuile
et on la pose à la manière des dominos ; on n'est
donc pas trop dépaysé.
Ce qui surprend le plus est tout d'abord l'enceinte du château
que l'on doit construire façon puzzle : ces murs forment
d'une part la piste de score et d'autre part la délimitation
du plateau de jeu (toutes les tuiles devront être posées
à l'intérieur des remparts aux formes un peu biscornues).
Le deuxième point auquel les joueurs ne sont point habitués
est que les décors que l'on construit (tours, maisons,
chemins...) s'arrêtent toujours de manière brutale
: on peut en effet poser toutes les tuiles contre les murs du
château et les cours intérieures peuvent interrompre
brutalement les constructions entamées. Il n'y a plus cette
attente désespérée de la tuile miracle qui
viendra clore votre décor... C'est étrange au premier
abord, mais cela enrichit énormément le jeu : on
a beaucoup plus de choix dans la pose des tuiles, ce qui diminue
le hasard dû au tirage, et notre matière grise fonctionne
donc toujours à plein régime.
Viennent ensuite quelques points de règles qui rendent
Die Burg encore plus passionnant que ses aînés
:
. des tuiles Bonus sont disposées sur certaines cases de
la piste de score : elles ne peuvent être récupérées
que si le marqueur de score d'un joueur s'y arrête (il n'est
donc pas rare de devoir sacrifier de grosses constructions pour
marquer sciemment moins de points et s'emparer ainsi d'une tuile
Bonus). C'est franchement bien trouvé ;
. une notion de palais (la plus grande maison construite par chaque
joueur) est introduite : le joueur avec le plus grand palais en
fin de partie marquera autant de points que la taille de la plus
grande région vierge de toute tuile. Il n'y a en effet
pas assez de tuiles pour recouvrir l'intégralité
de la surface du château. C'est particulièrement
vicieux puisqu'il faut à la fois gérer ses constructions,
mais aussi l'espace vide à l'intérieur des murs.
Carcassonne - Die Burg renouvelle enfin la gamme. Autant
Carcassonne
2 était une amélioration (très réussie)
de Carcassonne
- mais avec un thème un peu farfelu, autant Die Burg
reprend le thème originel et introduit des mécanismes
originaux pour une maîtrise du jeu et une réflexion
accrues. Un grand Knizia et à mon avis le meilleur jeu
de la série.
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