Il est très plaisant de jouer à
Cincinnati
:
. le matos y est pour beaucoup : des
gobelets en cuir épais (!!!), de jolis dés rouge
comme dans les maisons de jeux, des belles pièces en feutrine
épaisse pour symboliser les tables de jeux, des sous-verres/sous-gobelets
plutôt classe, et surtout de vrais jetons de poker de 14
grammes en argile (!!!!!!!!!!!!!). Des petits rien diront certains,
mais des petits rien qui font qu'on a envie de jouer. Comme quoi,
du beau matos (même totalement dispensable), ça peut
avoir du bon (même si forcément ça coûte
plus cher) ;
. ensuite, il y a le fun des parties :
on se surprend à crier ou à invectiver ces fichus
dés.
Deux petits bémols viennent toutefois entacher cette euphorie :
. des duels peuvent être lancés
à certains moments du jeu : le principe est très
sympa, mais pendant que les deux joueurs en lice règlent
leurs affaires, les autres ne sont que spectateurs (ce qui est
parfois un peu longuet) ;
. la fièvre du jeu retombe très
vite une fois la partie finie. Ce fut sympa et rapide, merci pour
tout, au revoir. Il manque le petit goût de "reviens-y".
L'ambiance d'une partie de
Cincinnati doit certainement
se rapprocher de celle endiablée d'une table de Casino
(n'ayant jamais mis les pieds dans ces lieux de perdition, je
ne peux que le supposer). Comme au
Poker, je n'ose
imaginer ce que pourrait être ce jeu en jouant des espèces
sonnantes et trébuchantes. Jusqu'où serait-on capable
d'aller pour plumer ses adversaires ?
Dans ce genre de jeu utilisant des dés pour faire des paris,
Cincinnati se révèle meilleur qu'un
Perudo :
du fait que l'on sait pertinemment où l'on va, la gestion
des risques en devient moins hasardeuse et celle du hasard beaucoup
plus intéressante.
De ce fait,
Cincinnati rivalise plutôt avec des jeux
plus simples mais tout aussi prenants, comme
Pickomino
ou
Temptation.