Voilà donc l'un des jeux à deux les
plus renommés de Reiner
Knizia. Je n'y avais, jusqu'à il y a peu, guère
prêté attention, du fait que je possède l'excellentissime
Schotten-Totten
et que Les Cités Perdues lui est souvent comparé.
Après pas mal de parties, même si Les Cités
Perdues se révèle très prenant, il ne
possède ni la richesse tactique, ni l'éclat de Schotten-Totten.
Mais il est indéniablement plus beau, c'est vrai. On pourra
de plus regretter les décomptes de points de chaque fin de
manche qui sont un peu longs et tarabiscotés et qui, par la
même, brisent un peu le rythme des parties. Enfin, pour que
les parties ne durent pas trop longtemps, on joue rapidement et plutôt
dans son coin : il faut certes faire un peu attention aux cartes
que l'on défausse (et qui peuvent être prises par votre
adversaire), et la façon dont on les pose dans les colonnes
(il faut parfois prendre des risques, parfois inconsidérés,
pour espérer marquer beaucoup de points et rattraper son retard :
mais rien ne dit qu'ils seront payants et cela peut au final se révéler
pire que tout). Bref, le hasard a une importance non négligeable,
qui peut sceller une partie en une seule manche.
Mais on trouve aussi quelques excellentes idées comme le nombre
de points minimum par colonne qu'il faut atteindre pour espérer
ne pas perdre de points (cela engendre un bon petit stress) et l'obligation
de poser ses cartes en ordre toujours croissant. Ces deux contraintes
rendent chaque manche palpitante, malgré les défauts
évoqués ci-dessus.
Les Cités Perdues est donc un jeu qui a le
succès qu'il mérite, même si à mes yeux,
il ne se révèle pas aussi indispensable que d'autres
du même type.
| Nombre
de parties jouées : + de 10 - Configuration(s) : 2
joueurs
|