Dès la première partie de Colosseum,
on ne peut s'empêcher de penser aux Princes
de Florence. Un système d'enchères assez proche,
des "contrats" à réaliser pour marquer des
points, un système de points quasi-identique à celui
de la valeur des œuvres du jeu pré-cité. Alors
quand je lis dans une interview de Wolfgang
Kramer qu'il ne sait aperçu qu'après coup qu'il
y avait quelques similitudes, je m'esclaffe. Colosseum
est une simplification des Princes
de Florence, ce dernier étant bien trop exigeant pour espérer
toucher un large public, auquel a été rajoutée
une forte interaction verbale rendant le tout plus proche du jeu de
négociation que du jeu tactique.
L'imbrication des mécanismes tourne parfaitement, mais on pourra
toutefois regretter que les joueurs avec plus de tchatche soient avantagés
par rapport à leurs concurrents. Et c'est ce dernier point
qui réduit le côté tactique du jeu : beaucoup
de choses décisives se décident au cours des phases
de négociations et peuvent amoindrir les choix tactiques fais
lors de l'acquisition des éléments de spectacles.
Esthétiquement, l'éditeur
a une fois de plus frappé fort : graphiquement irréprochable,
le matériel est également constitué de tuiles
très épaisses. Seules les figurines ne possèdent
pas une finition (gravure et surtout peinture) à la hauteur
du reste.
Avant d'acquérir Colosseum, il faut bien être
conscient que c'est un jeu de négociation et de diplomatie
avant tout. Le côté tactique, certes présent,
restera en retrait. Le jeu a beaucoup de choses pour séduire,
mais il ne pourra pas plaire à tout le monde.
| Nombre
de parties jouées : entre 1 et 3 - Configuration(s) :
4 et 5 joueurs
|