A la tête d'une entreprise d'électricité,
les joueurs vont développer leur compagnie en implantant
des relais dans diverses villes allemandes ou états-uniennes,
en acquérant des centrales toujours plus productives (centrales
à charbon, à recyclage de déchets, nucléaires,
éoliennes), et en cherchant à alimenter efficacement
le plus de villes possible.
Funkenschlag, c'est un peu le
Age
of Steam des écolos : même richesse, même
durée, même plaisir de jeu, thème admirablement
bien rendu. Une fois embarqué dans le jeu, il est difficile
de voir de temps passer tellement on est pris dans de savantes
planifications.
Il s'agit en effet d'un pur jeu de gestion, très accès
sur le calcul et l'optimisation constante de nombreux paramètres
:
. choix des centrales que vous allez acquérir
au fil de la partie ;
. achat des ressources nécessaires
à leur fonctionnement ;
. construction de votre réseau de
villes ;
. capacité à alimenter le
mieux possible toutes vos villes ;
. anticipation de l'ordre des joueurs dans
le tour de jeu suivant.
L'auteur a su trouver quelques mécanismes géniaux
(ordre de tour à double tranchant, obligation d'acheter
des centrales sous peine d'être exclu un tour complet de
jeu, coûts des achats toujours plus chers grâce à
l'élimination progressive des centrales les moins productives)
qui font que l'on est réellement subjugué par l'imbrication
et la limpidité de tous ces systèmes de jeu.
Ne vous y trompez pas,
Funkenschlag est ce que l'on appelle
un jeu pour joueurs, l'investissement demandé n'étant
clairement pas à la portée de tous. Mais quel jeu !
Le petit reproche pourrait concerner les deux cartes différentes
livrées dans la boîte : elles ne renouvellent
finalement pas tant que ça le jeu, puisqu'on joue toujours
de la même manière. La différence d'une carte
à l'autre ne donne pas l'impression de jouer à un
autre jeu, comme cela peut être le cas pour le génial
Age
of Steam.