Goa est un jeu est clair et très intuitif.
Son côté abstrait (les divers plateaux de jeu sont
purement fonctionnels : il ne servent qu'à stocker tuiles
et cartes où à marquer l'avancement des marqueurs
des joueurs) est tout simplement dû au fait qu'il s'agit
avant tout d'un jeu de gestion : prenez-le pour ce que c'est
et amusez-vous à planifier et gérer vos plantations
et colonisations !
Goa est un jeu assez imposant (+ de
2 heures par partie), mais plutôt accessible, les tenants
et aboutissants étant clairement définis. A la
différence d'un Puerto
Rico, on sait d'emblée :
. où l'on va ;
. qu'il faut évoluer dans plusieurs
domaines en parallèle ;
. quelles sont les différentes
façons d'engranger des points de victoire.
Certains lui reprocheront sans doute le manque d'interaction
entre joueurs : tout comme dans Müll
+ Money, ou Les
Princes de Florence, chacun dispose d'un plateau individuel
(il y en a même 2 dans Goa) qui permet
de gérer son état d'avancement dans chaque domaine.
Seule la phase d'enchères pour l'attribution des tuiles,
particulièrement séduisante car très originale
et vicieuse à souhait, permet d'influer sur la stratégie
de ses adversaires.
Goa est assurément l'une des plus belles
réussites de l'année 2004 (et il y en aura eu
des perles cette année là !). L'éditeur
Hans Im Glück
nous a dégoté un jeu extraordinaire, une fois
de plus.