Conçu comme une sorte de suite à la
Crique
des pirates,
Key Largo contient tous les ingrédients
de ce dernier, en supprimant toutefois le côté baston,
qui a maintenant totalement disparu.
Une fois le matériel étalé sur la table (et
il y en a des cartes et des morceaux de carton !), outre sa beauté,
on remarque d’emblée une chose : le plateau de jeu
ne sert à rien si ce n’est à mettre les joueurs
dans l’ambiance, et ça marche plutôt très
bien. Certains regretteront aussi que les bateaux, bien que très
mignons, ne tiennent que difficilement debout ; mais eux
rajoutent au plaisir esthétique du tout, et ils manqueraient
s'ils n'étaient pas là.
Le thème est admirablement bien rendu et parfaitement lié
à la mécanique principale du jeu (choix d'actions
en simultané). Cette dernière, bien qu’assez
classique, fonctionne à merveille. On pourra certes reprocher
une certaine répétitivité sur la durée,
mais les parties sont très rythmées, les prises
de risques et les coups bas engendrant des sautes d’humeur
ma foi très plaisantes.
Quoi qu’il en soit, et malgré un titre assez obscur
(tout le monde ne connaît pas le nom de cette île),
ce
Key Largo est un bien bel hommage
faiduttien
à
Paul
Randles (décédé pendant le développement
de son jeu), et un cinquième jeu de qualité dans
la
Tilsit Collection.