Version allemande :
Korsar est un jeu dans la lignée de
Camelot
(du même auteur), mais en moins chaotique.
Très simple à expliquer, subtilement tactique,
il est accessible au plus grand nombre. On reconnaît aisément
la patte de Knizia : il y a des choix à faire à
chaque tour (piocher ou jouer une carte ? attaquer un galion
adverse ou défendre le sien ? etc.). Le design a été
confié au toujours très talentueux Franz Vohwinkel,
artiste incontournable du PLA (Paysage Ludique Allemand).
Le côté mécanique et le principe de
Korsar
le classent dans la catégorie des jeux de défausse,
comme le sont la belotte ou le tarot. Le fait de pouvoir jouer
en équipe de manière assez inhabituelle (un coéquipier
à la suite de l'autre, comme dans la version 4 joueurs
de
Canal
Grande), rend les parties assez différentes selon
le nombre de joueurs.
Le hasard tient une part non négligeable, comme toujours
dans ce genre de jeu, mais on fait toujours du mieux que l'on
peut avec ce que l'on a en main.
Korsar n'est réellement
intéressant qu'à partir de 3. Si vous recherchez
un bon petit jeu à 2 du même auteur, rabattez-vous
les yeux fermés sur
Schotten-Totten.
Korsar est donc un jeu à jouer en famille ou entre
amis, original et suffisamment bon pour figurer dans toute ludothèque
(et puis c'est du
Knizia,
hein... on ne boude pas un jeu de
Knizia,
surtout quand il sort dans une boîte française).
Version française :
Tilsit
a décidé d'éditer le jeu dans un packaging
totalement en français. Même si le jeu est 100%
sans texte, c'est une très bonne idée pour que
le grand public s'intéresse un peu plus à ce jeu.
L'ancienne édition était certes plus classe, mais
le boîtage n'était pas vraiment vendeur.
Grâce à son relookage intégral et ses cartes
plus grandes (au format tarot), espérons que
Korsar
arrivera à atteindre la notoriété d'un
Camelot.