Voilà un jeu qu'il est épuisé.
Heureusement qu'un gentil éditeur français
va le rééditer d'ici quelque mois.
Voilà un jeu qu'il est bien moche.
Heureusement qu'un gentil éditeur français
(le même) va le relooker d'ici quelques mois.
Voilà un jeu simple qu'il est tellement bon à
jouer.
Heureusement qu'un gentil éditeur français
a pris sur Lui-même
de faire partager son amour pour ce jeu.
Edition allemande :
Medici est un pur jeu d'enchères sur
lequel a été calqué un thème quelconque
(le commerce d'épices) : j'aurais préféré
pouvoir acheter des kangourous pour constituer des équipes
de football, c'eut été plus fun.
Quoi qu'il en soit, nul doute n'est permis : on est en présence
d'un véritable chef d'œuvre, modèle de simplicité
et d'efficacité. Les lots mis aux enchères sont
laissés à l'appréciation de celui qui les
constitue (la prise de risques est rigoureusement identique
à celle de Oase),
les cartes ne sont pas forcément toutes intéressantes,
chaque carte servant à augmenter la valeur de l'entrepôt
ou plus simplement à collectionner le plus de marchandises
d'un même type.
Les enchères sur un tour sont stressantes à souhait,
les choix souvent difficiles, les parties toujours endiablées.
Mes parties m'ont également donné envie de rejouer
à Serengeti,
un jeu d'enchères de Michael Schacht très malin
également, vraisemblablement influencé par la
mécanique limpide de Medici.
Medici, c'est donc le must des jeux d'enchères
pures, avec Modern
Art et Boursicocotte.
Edition française :
Voici enfin la réédition tant attendue de ce jeu.
Qui plus est en français dans et sur la boîte.
Merci Philippe
des Pallières !
Outre un design bien plus réussi, entièrement
réalisé par Dominique
Ehrhard, et malgré quelques différenciations
de couleurs parfois un peu difficiles (léger problème
d'impression ?), cette nouvelle édition a l'avantage
de proposer des variantes, mais surtout des enchères
plus accessibles au grand public. C'était clairement
ce dernier point qui manquait à l'édition originale
et qui la réservait à un public restreint.
Les enchères sont donc légèrement différentes
de celles originales (il se déroule en plusieurs tours
au lieu d'un seul) et des cartes ont été rajoutées
pour varier la physionomie des parties (le navire qui permet
d'entreposer une 6ème marchandise, une marchandise multicolore
de valeur 5, et deux cartes beaucoup plus dispensables pour
ceux qui connaissent bien le jeu : le capitaine qui permet
de gagner les égalités, et une autre offrant la
possibilité de remettre aux enchères une carte
déjà acquise par n'importe quel joueur).
Les règles de Knizia sont quand à elles proposées
sous forme de variante, et plairont dans tous les cas plus aux
joueurs amateurs de jeux tendus où l'erreur de pardonne
pas.
La rédaction des nouvelles règles laisse malheureusement
parfois certains points imprécis - il est alors nécessaire
de se référer aux règles originales pour
plus de clarté. Ce n'est certes pas dramatique, mais
c'est tout de même un peu dommage. Un léger bémol,
donc, qui n'enlève toutefois rien au fait que cette édition
de Medici est de toute beauté.