Metropolys est un jeu comme je les
affectionne particulièrement : assez court (moins d'un
heure la partie), tactique plus que stratégique, avec beaucoup
de choix à faire constamment, choix qui peuvent se révéler
primordiaux pour le reste de la partie.
Bref, un jeu bien dans la veine de certains de mes jeux préférés :
Mykerinos,
China,
ou encore La
Traversée du Désert...
Il s'agit à l'heure actuelle du jeu le plus léger (et
de loin) de Ystari.
Les règles s'expliquent en moins de 5 minutes, il est accessible
à tous et peut même servir d'introduction aux jeux d'enchères
pour les plus jeunes. Attention, il ne s'agit d'enchères que
dans son sens le plus basique : les bâtiments ne peuvent
être posés sur le plateau que de manière strictement
croissante - c'est simple et concret.
Metropolys dispose de deux niveaux de règles
: autant vous dire que je ne trouve personnellement aucun intérêt
à la règle dite "familiale" qui se résume
à une course aux points sans grande envergure. Tout ce qui
fait à mon avis le charme et les subtilités du jeu n'est
présent que dans les règles avancées, quel que
soit le public. Mais cela peut toutefois servir à initier des
enfants dès l'âge de 7 ans, ce qui est en soit une bonne
chose.
Parlons un peu de la formidable couverture de la boîte. C'est
la plus belle qu'il m'ait été donnée de voir
sur un jeu de société. Quel dommage que la boîte
ne soit pas plus grande pour pouvoir profiter plus pleinement encore
de tous ces détails, de cette harmonie dans les couleurs.
En bref : de par sa mécanique très simple et toute
en finesse, la tension croissante qu'il procure à chaque partie,
son côté addictif, Metropolys est devenu
très rapidement un de mes jeux préféré,
quelle que soit la configuration. C'est aussi accessoirement la meilleure
création de Sébastien
Pauchon à mes yeux.
Seuls petits regrets : un thème totalement plaqué
et un plateau qui peut paraître un peu brouillon à certains
joueurs (ce n'est pas mon cas).
| Nombre
de parties jouées : + de 10 - Configuration(s) : 2,
3 et 4 joueurs
|