Ra :
On m'avait dit tellement de bien de
Ra qu'il me tardait
de l'essayer. C'est maintenant chose faîte, et comme à
l'accoutumée dans ces cas là, j'ai été
un peu déçu. Pas que le jeu soit mauvais, loin de
là. Il y a juste que le côté répétitif
des phase de jeu est vraiment poussé à son paroxysme
: piocher continuellement des tuiles (il y en a 180 !) à
un rythme effréné est un peu ennuyeux au bout de
3/4 d'heure.
Alors oui, on retrouve dans
Ra ce qui fait le charme d'un
jeu de Knizia, mais cette répétition continuelle
des mêmes gestes nuit pas mal aux parties, d'autant plus
que le thème Egyptien est encore plus artificiel que d'habitude
chez cet auteur (heureusement qu'il y a les dessins de
Franz
Vohwinkel).
Malgré une mécanique sans faille (l'utilisation
et la récupération des soleils notamment, mais aussi
le décompte très riche des points de victoire),
Ra est un jeu trop froid.
À noter, que pour un jeu d'enchères,
Ra se
révèle vraiment bon à 2 joueurs. Vous trouverez
la répartition des soleils sur l'
aide
de jeu disponible sur le site de François Haffner.
Réduisez alors à 7 le nombre de tuiles Ra qui arrêtent
chaque manche.
Razzia! :
Première chose notable dans cette réédition
de
Ra : le thème. Bien que toujours
artificiel vis à vis de la mécanique de jeu, il
reste tout de même moins farfelu. Il est plus facile de
croire que l'on mise pour récupérer des butins volés
que pour éviter les crues du Nil...
Ensuite,
Razzia! est plus qu'un simple relookage.
D'une part, on joue maintenant avec des cartes et non plus des
tuiles carrées, ce qui est extrêmement plus pratique
(je n'ai jamais compris le choix de ces tuiles carrées
que l'on ne pioche jamais dans le bon sens). De plus, le jeu a
été un peu simplifié : il y a moins
de cartes (ce qui rend les parties plus rapides - c'est un gros
plus car le jeu est dans l'ensemble répétitif dans
sa mécanique), les catastrophes qui compliquaient inutilement
le jeu dans
Ra ont été supprimées,
les règles pour deux joueurs ont directement été
intégrées au jeu.
En somme,
Razzia!, c'est du
Ra
en encore mieux, à tous points de vue. Et c'est aussi accessoirement
l'une des plus belles réussites de
Reiner
Knizia : comme quoi, une réédition a parfois
du bon.