Avis sur le jeu 
Nombre de parties jouées : entre 1 et 3 - Configuration(s)
: 3 joueurs
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Tenez-vous le pour dit : Rheinländer est une petite
perle ludique injustement ignorée ; je me demande vraiment
pourquoi (peut-être à cause de sa couverture qui
laisserait supposer que c'est un jeu de guerre ?). Ses mécanismes
sont simples, riches et fluides : tour après tour, vous
allez constituer les comtés les plus grands possible (en
y incluant villes, châteaux et églises) le long des
rives du Rhin, en y positionnant majoritairement des chevaliers
pour assurer votre suprématie. Le décompte des points
est certes parfois un peu confus, mais cela ne nuit en rien à
la très grande qualité du jeu.
Le décompte des points est un peu perturbant - mais une
fois de plus original - puisque l'on en marque que lorsque l'on
perd le contrôle d'un comté (en dehors du décompte
final, bien entendu). Cela représente ce que vous a rapporté
le comté au cours de son administration par votre comte.
Le fait que les comtes rapportent en fin de partie 5 fois plus
de points que lors d'un décompte intermédiaire pousse
les joueurs à créer vers la fin du jeu des petits
royaumes indépendants afin d'y placer l'ensemble de leurs
6 comtes. On a ainsi une phase principale où l'on essaye
d'étendre son influence en absorbant les petits comtés
adverses (on peut considérer ça comme des actes
plutôt belliqueux), pour finir avec une course au plus grand
nombre de comtés afin de marquer jusqu'à 30 points
en fin de partie rien qu'avec ses comtes. Il est intéressant
et très profitable de scinder sciemment 2 comtés
adverses à l'aide de vos chevaliers de manière à
retirer un comte adverse du plateau (c'est mesquin, mais ça
leur enlève des points !).
Rheinländer est donc un grand jeu signé Knizia,
accessible au plus grand nombre. Ce n'est pas très courant
(ce sont généralement ses jeux les plus légers
qui s'adressent à tous les publics), raison de plus pour
le posséder d'urgence.
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