Six est un jeu aux règles ultra simples (c'est
à se demander pourquoi on n'y a pas pensé plus
tôt), mais au combien prenant. Il fait partie de cette
famille de jeux qui s'agrandit beaucoup depuis quelques mois,
celle des jeux de connexion.
Les joueurs doivent disposer ou déplacer sur la surface
de jeu leurs pions hexagonaux, de manière former une
ligne droite, un cercle ou un triangle avec six de leurs pièces
(d'où le nom du jeu). C'est expliqué en trente
secondes, les parties sont courtes et on peut les enchaîner
sans se lasser.
Le fait de pouvoir déplacer ses pièces une fois
qu'elles sont toutes posées rend le jeu très tendu,
du fait qu'il ne faut laisser aucune porte ouverte à
l'adversaire. Encore faut-il les voir, ces portes potentielles...
Des règles pour quatre joueurs sont livrées en
complément de celles pour deux, malheureusement c'est
une fausse bonne idée : le jeu fonctionne alors
en équipe, chaque joueur jouant alternativement. C'est
un peu comme si on jouait aux échecs par équipe
sur le même échiquier : on flippe à
l'idée que son coéquipier fasse des erreurs et
qu'il faille les rattraper, et c'est à peu près
tout.
Le matériel de Six est de toute beauté
(une boîte en carton fort et des pions épais en
bois joliment taillé) et donne vraiment envie de jouer
dès l'ouverture de la boîte.
Seul petite ombre au tableau : la forme du matériel
n'est pas très compatible avec celle de la boîte.
Il n'y a qu'une seule manière de ranger le tout et ça
prend des plombes. La boîte eut été un peu
plus épaisse de quelques millimètres et on aurait
pu tout mettre en vrac à l'intérieur, en quelques
secondes seulement.