Taluva fait indéniablement penser à
Java
dès l'ouverture de la boîte : la forme inhabituelle
des tuiles y est en effet similaire, la façon de les empiler
également. Les ressemblances s'arrêtent pourtant
là :
Taluva se révèle
plus accessible, beaucoup moins long... mais en fait tout aussi
prenant.
Les joueurs construisent un paysage en assemblant et/ou superposant
des tuiles formées de trois hexagones contigus, et y bâtissent
des villages constitués de huttes, tours et temples. Les
règles de pose sont particulièrement bien conçues
et rendent le jeu très tactique, mais aussi stratégique
(jouer sans songer au long terme ne vous mènera pas à
la victoire).
L'interaction n'est pas en reste, puisqu'il est possible d'écraser
les huttes adverses en posant de nouveaux territoires, sans toutefois
éradiquer définitivement un village (il est en effet
impossible de détruire la dernière hutte d'un hameau).
Ajouter à tout ça un matériel de très
grande qualité (tuiles cartonnées extraordinairement
épaisses, pions en bois aux formes originales) et vous
obtenez un jeu aussi agréable à jouer qu'à
regarder.
Hans
Im Glück a édité avec
Taluva
un jeu pouvant à la fois plaire à un public très
large et contenter les joueurs en quête de jeux subtils.
Après
Hazienda
et
Mauerbauer
(
Thurn
und Taxis n'étant pour moi qu'un croisement peu réussi
entre
Les
Aventuriers du Rail et
China),
voici encore une création de choix.
Cet éditeur reste mon préféré sur
la durée, son principal rival à mes yeux,
Alea,
ayant une ligne éditoriale similaire mais pas aussi constante
dans la qualité proposée (même si elle reste
bien au dessus de la moyenne).