S'inspirant à la fois des Dames et du Reversi,
YINSH
est à la fois plus profond et plus intéressant que
ses deux principales inspirations. Ajoutez-y un zest de ce qui
fait le charme de
GIPF
(premier jeu de l'auteur dans cette gamme) et vous obtenez un
pur joyau. Limpide et fin comme trop peu de jeux abstraits savent
l'être, il est l'un des meilleurs jeux auxquels j'ai joué
et est très rapidement devenu l'un de mes préférés.
On retrouve dans
YINSH ce qui fait la profondeur de
DVONN
: plus on se rapproche de la victoire, plus on est fragilisé
vis à vis de son adversaire. Dans
DVONN,
plus la hauteur des piles était importante, plus celles-ci
étaient facilement prenables ; ici, pour chaque anneau
que l'on récupère, on a une possibilité de
mouvements en moins pour les coups futurs.
On s'aperçoit donc que
YINSH s'intègre parfaitement
dans le projet GIPF. Il est une excellente transition entre
DVONN
(auquel il emprunte l'équilibre entre force et fragilité)
et
GIPF
(dont il reprend le mécanisme d'alignement et de suppression
de pions).
Ajoutez à cela un matériel fantastique (avec un
très léger bémol pour le plateau), et vous
comprendrez qu'il s'agit d'un incontournable de toute ludothèque.
Kris
Burm confirme avec ce nouveau jeu qu'il est l'un des plus
grands créateurs de jeux abstraits du moment. Vivement
le prochain et dernier opus de la série.